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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 14:00

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  • Un peu d'histoire d'abord sur ce très grand saint.  Le 17 Janvier, nous célébrons la mémoire d'Antoine le Grand d'Egypte


Saint Antoine, la première fleur du désert, naquit vers l'an 250, dans le petit village de Coma, en Haute-Egypte. Ses parents, nobles et riches chrétiens, l'élevèrent dans la foi et la crainte de Dieu.   Ils se chargèrent eux-mêmes de l'éducation du jeune garçon, car Antoine ne souhaitait pas se mêler aux jeux turbulents des autres enfants et n'éprouvait que mépris pour les sciences profanes. Il ne sortait de la maison que pour se rendre à l'église, où il suivait avec attention la lecture des Livres Saints et le récit des exploits des Saints.

Vers l'âge de vingt ans, la mort de ses parents le laissa à la tête du patrimoine familial et seul responsable de l'éducation de sa jeune soeur. Un jour, comme il se rendait à l'église en méditant sur la vie paisible et dégagée de tout souci des Apôtres et des premiers Chrétiens, il entendit la lecture de ces paroles de l'Evangile: «Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi» (Mat. 19:21).    Convaincu qu'elles n'avaient été dites que pour lui, il alla partager sans retard toutes les terres qu'il possédait entre ses voisins, vendit ses meubles et en distribua le prix aux pauvres, ne gardant que le nécessaire pour établir sa soeur. Une autre fois, après avoir entendu lire les paroles: «Ne soyez pas en souci du lendemain» (Mat. 6:34), il décida de renoncer définitivement au monde, distribua le reste de ses biens, confia sa soeur à quelque personne vertueuse et quitta sa maison pour embrasser la vie ascétique.

Or, en ce temps-là, il n'existait pas encore de monastères constitués. On ne trouvait que quelques hommes vivant en solitaires non loin de leur village, dans le jeûne et la prière.    Un de ces anciens demeurait non loin de là. Antoine se proposa donc de l'imiter. Il s'installa lui aussi dans un lieu isolé, où, l'esprit libre de toute préoccupation et de tout souvenir de sa vie passée, il travaillait de ses mains, distribuait ses surplus aux pauvres, méditait les Livres Saints et s'efforçait de garder imperturbable la prière en son coeur.    Semblable à une abeille industrieuse, chaque fois qu'il entendait louer la vertu de quelque solitaire, il se rendait auprès de lui, observait l'humilité des uns, la mortification, l'assiduité à la prière ou à la méditation des autres et, une fois rentré dans sa cellule, il s'efforçait de rassembler en lui-même toutes ces vertus.

Le démon, envieux de toutes les bonnes actions des hommes, ne pouvant souffrir de voir une telle ardeur en un si jeune homme, décida de partir en guerre contre lui. Il lui suggéra d'abord le souvenir des biens quil avait quittés, de sa soeur qu'il avait abandonnée et de tous les plaisirs de sa vie passée.    Puis il lui représenta de manière épouvantable les difficultés de la vie ascétique, la faiblesse de son corps, le long combat quil aurait à soutenir pendant des années et tout un nuage épais de pensées diverses. Comme Antoine résistait à ces assauts par la fermeté de sa foi, la patience et la prière continuelle, le Malin passa à lattaque sur un autre front. Il lui présenta à l'esprit des pensées d'impureté et excita ses sens juvéniles par quantité de suggestions obscènes. Et, voyant qu'il tenait bon, il prit de nuit l'apparence d'une femme qui l'invitait au péché par des gestes effrontés.

Mais le vaillant soldat du Christ repoussa Satan par le souvenir des peines de l'enfer. Le démon excédé lui apparut alors sous l'aspect d'un enfant hideux et sombre et, se présentant comme l'esprit de la fornication, il reconnut avoir été vaincu par lui. Devant cette apparition aussi ridicule, Antoine le repoussa avec dédain, en chantant: «Le Seigneur est mon secours, et je mépriserai tous mes ennemis» (Ps 117:7). Il était en effet convaincu que ce n'était pas lui-même qui avait remporté cette première victoire, mais la Grâce de Dieu qui était en lui (cf. I Cor. 15:10).

C'est pourquoi, sagement averti par les Saintes Ecritures des diverses machinations des démons, il ne se laissait pas endormir dans une trompeuse sécurité; mais, toujours sur ses gardes, il travaillait avec encore plus de soin à réduire son corps en servitude, de peur que, victorieux dans un combat, il ne se trouvât vaincu dans un autre. Ayant désormais affermi sa résolution par une sainte habitude, il n'éprouvait plus de peine à passer souvent la nuit entière en prière, il ne mangeait qu'un peu de pain et de sel, de deux jours en deux jours, et se refusait toute consolation humaine. Oubliant le temps déjà passé dans ce genre de vie et sans cesse tendu plus avant (cf. Philippiens 3:14), il considérait chaque jour comme le début de son ascèse et faisait sienne les paroles du Prophète Elie: «Le Seigneur est vivant, et il faut que je paraisse aujourd'hui en sa présence» (III Rois 18:5).

C'est ainsi qu'il passa à l'offensive et se choisit pour retraite un des anciens sépulcres creusés par les païens. Ne pouvant souffrir cette provocation, Satan vint l'assaillir de nuit avec toute une troupe de démons. Ils l'accablèrent de tant de coups qu'ils le laissèrent à terre, couvert de plaies. Quand l'ami chargé de son ravitaillement le découvrit ainsi à demi-mort, il le transporta en hâte à l'église. Mais aussitôt qu'il eût repris ses sens, Antoine supplia son ami de le transporter de nouveau dans le sépulcre. Incapable de se tenir debout, il priait allongé et défiait audacieusement les démons. Ceux-ci pénétrèrent en foule dans le tombeau, en prenant l'apparence de toutes sortes de bêtes sauvages et de reptiles. Le preux guerrier était assailli de tous côtés, mais il les repoussait en leur criant avec force: «Si vous aviez quelque pouvoir un de vous suffirait pour m'abattre; mais comme le Seigneur vous a enlevé votre force, vous essayez de m'épouvanter par votre nombre. Le signe de votre faiblesse est bien que vous en êtes réduits à prendre la forme d'animaux dépourvus de raison.    Si vous avez quelque pouvoir contre moi, allez, ne tardez pas davantage, attaquez! Si vous ne pouvez rien, inutile alors de vous agiter ainsi. Le signe de la Croix et la foi me sont un rempart inexpugnable! » Les démons, impuissants, en étaient réduits à grincer des dents de rage.  Finalement le Seigneur Jésus Christ vint à son secours et mit en fuite ces esprits des ténèbres, en apparaissant du haut du ciel entouré d'une éclatante lumière. Antoine lui demanda: «Où étais-Tu, Seigneur?

Pourquoi n'as-Tu pas fait cesser plus tôt ce combat?» Le Christ lui répondit: «J'étais là, à tes côtés. Mais je voulais être spectateur de ton combat. Puisque tu as résisté avec tant de courage, je serai désormais toujours ton défenseur et je rendrai ton nom célébre par toute la terre».

Antoine, alors âgé de 35 ans, se trouva animé d'un surcroît de ferveur après ces combats et décida de s'enfoncer
seul dans le désert. Il parvint sur la rive orientale du Nil, trouva sur la montagne un vieux château abandonné et, après avoir chassé les reptiles qui l'habitaient, il s'y installa dans la plus complète solitude, en interdisant l'entrée à quiconque. Il passa ainsi vingt années dans cette retraite, où, de six mois en six mois, un ami, venait lui jeter du pain par dessus la muraille.    Nombreux étaient cependant ceux qui, attirés par sa réputation, venaient jusque-là. Ils restaient au-dehors, en entendant à l'intérieur un grand tumulte et les voix des démons vociférant contre celui qui était venu habiter leur demeure avec une si grande témérité.    Un jour, dans l'excès de leur ferveur, ses admirateurs forcèrent la porte et virent Antoine leur apparaître éclatant, comme au sortir d'un sanctuaire mystique, et l'aspect inchangé après vingt ans, malgré toutes ses macérations.

Il accepta dès lors de recevoir des disciples en nombre sans cesse grandissant. Il fonda deux monastères: l'un à l'est du Nil, à Pispir, l'autre sur la rive gauche, non loin d'Arsinoé. Le coeur apaisé et l'intelligence inébranlablement fixée en Dieu, Saint Antoine avait le pouvoir de réconcilier les ennemis par sa seule présence, de faire régner autour de lui la charité entre les hommes et de guérir les malades par sa prière. Inspiré par le Saint Esprit, il instruisait ses moines dans la science spirituelle.    Il leur recommandait de ne jamais se laisser décourager par les épreuves ou de se relâcher de leur première ferveur, mais au contraire de la faire croître de jour en jour, comme s'ils ne faisaient que commencer, en méditant ces paroles de l'Apôtre: «Je meurs tous les jours» (I Cor. 15:3). Il disait: «Efforçons-nous de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau: à savoir la charité, la douceur, la justice etc..    La vertu, c'est-à-dire le Royaume des Cieux, n'a besoin que de notre volonté, car elle se trouve en nous-mêmes. Elle ne consiste en rien d'autre, en effet, qu'à conserver la partie spirituelle de notre âme dans la pureté et la beauté dans lesquelles elle a été créée».

«En gardant avec vigilance notre coeur contre la souillure des mauvaises pensées, contre l'excitation des plaisirs et contre l'emportement de la colère, nous pourrons résister aux assauts des démons qui nous entourent et entreprennent tout dans le but d'empêcher les Chrétiens de monter au ciel et d'occuper les places d'où ils ont été chassés à cause de leur orgueil et de leur révolte. C'est seulement au prix d'une ascèse soutenue et de beaucoup de prière que nous pourrons recevoir du Saint-Esprit le charisme du discernement des esprits, afin de déjouer leurs ruses. Ils nous attaquent d'abord par les mauvaises pensées, puis, si nous les avons repoussés par la foi, le jeûne et la prière, ils reviennent à l'assaut par des imaginations diverses, dans l'espoir de nous effrayer. Derechef repoussés par la puissance du Christ, ils essaient alors de nous tromper en feignant de prédire les événements à venir, chose dont Dieu seul est capable, mais qu'ils parviennent à imiter grâce à l'agilité de leur nature incorporelle. S'ils nous trouvent encore inébranlables, alors leur prince lui-même, Satan, apparaît dans tout son faste, entouré d'une trompeuse lumière, image du feu qui lui est préparé pour l'éternité, et nous suggère visions, révélations, exploits ascétiques et toutes sortes d'embûches, afin de nous faire tomber dans l'orgueil et l'illusion. Ne vous effrayez pas de toutes ces attaques. Ayant perdu leur puissance depuis l'Incamation de Notre Seigneur Jésus-Christ et ne pouvant demeurer en repos, ils en sont réduits à nous menacer par des paroles, des bruits et de vaines apparitions.    S'ils avaient quelque pouvoir, ils n'auraient pas besoin de déployer une telle pompe et auraient depuis longtemps arrêté l'accroissement et le progrès des Chrétiens.   C'est Dieu seul que nous devons craindre et, loin d'avoir de l'appréhension, nous ne devons avoir à l'égard des démons que du mépris.   Car ils ne redoutent rien plus que le jeûne des moines, leur humilité, leur patience, leur amour pour Dieu et pour leurs frères. S'il vous vient quelque apparition, ne vous laissez pas troubler mais demandez à celui qui se présente: Qui es-tu? et d'où viens-tu? Si cette vision est sainte, elle dissipera aussitôt vos doutes et changera votre crainte en joie, si elle est du diable, celui-ci prendra immédiatement la fuite en voyant votre fermeté.  Toutes ces épreuves vous sont en fait profitables. supprimez la tentation, et personne ne sera sauvé».


Sous l'influence de Saint Antoine le désert devint une véritable ville, peuplée de quantités de moines qui avaient renoncé au monde pour devenir citoyens de la cité céleste. Tous ces monastères étaient semblables à des temples, où des hommes, unis en une douce harmonie par le but unique qu'ils se proposaient, passaient leur vie à chanter des Psaumes, à méditer les Saintes Ecritures, à jeûner, à prier dans la joie et l'espérance des biens futurs.

En ce temps-là, Maximin ralluma en Egypte le feu de la persécution et faisait couler à flot le sang dans la ville d'Alexandrie (311). Antoine, brûlant du désir d'accéder lui aussi à la perfection du Martyre, se rendit à Alexandrie et s'exposa hardiment au danger pour se mettre au service des confesseurs, les visiter dans leurs prisons et dans les mines, et les exhorter à soutenir jusquau bout le bon combat.    Malgré son ardent désir de partager leur sort, Dieu le garda pour d'autres combats; il ne fut pas arrêté et retourna dans son monastère, où il continua son Martyre non-sanglant de la conscience, en redoublant ses austérités.

Quoique restant reclus il continuait d'accomplir des Miracles et les visiteurs ne cessaient d'affluer. C'est pourquoi il décida de se retirer seul dans un désert plus profond. Il se joignit à une caravane de Sarrasins et parvint à pied jusqu'au mont Colzim (aujourd'hui Mont Saint-Antoine), situé vers la mer Rouge, où il s'installa après avoir été. confirmé par une révélation de Dieu.   Comme les bêtes sauvages venaient troubler l'eau de la source qui coulait là, le Saint les en chassa délicatement au seul son de sa voix.   Il cultivait un petit jardin pour sa subsistance et, excepté quelques rares visites de ses disciples, il pouvait s'adonner sans relâche à la contemplation et au combat contre les démons furieux. Au bout de plusieurs années, Antoine, déjà vieux, consentit à retourner visiter ses disciples à Pispir. En chemin, il fit jaillir de l'eau dans le désert pour abreuver ses compagnons de route accablés par la soif. Grande fut la joie à l'arrivée de l'Homme-de-Dieu, et tous les moines trouvèrent dans sa visite l'occasion de renouveler leur ardeur dans les combats de la vertu.   Une grande foule le suivit lorsqu'il regagna sa montagne: les uns demandaient la guérison des maladies du corps, d'autres venaient pour recevoir réconfort et instruction de l'âme; le Saint donnait à tous selon leur besoin, comme Dieu Lui-même.   Il ne rompait le silence qu'après avoir reçu une inspiration du Saint-Esprit, et il parlait alors en employant les paroles de la Sainte Ecriture, comme s'il en était lui-même l'auteur. Il pouvait dire avec confiance: «Moi je ne crains plus Dieu, mais je l'aime. Car l'amour parfait chasse la crainte».  

 C'est pourquoi, dans ses enseignements, il insistait surtout sur la charité fraternelle et la purification du coeur. Il disait encore: «C'est du prochain que dépendent la vie et la mort. En effet, si nous gagnons notre frère, c'est Dieu que nous gagnons, mais si nous sommes pour notre frère occasion de péché, c'est contre le Christ que nous péchons».   Père plein de compassion, il savait relâcher en temps opportun l'ascèse de ses disciples par quelque divertissement, et il leur transmettait la leçon, qu'il avait lui-même reçue d'un Ange, d'alterner avec science la prière pure, la psalmodie et le travail manuel afin de lutter contre l'ennui. Il considérait comme siennes les souffrances de ceux qui venaient le trouver et priait pour chacun. Quand Dieu accomplissait par lui une guérison, il rendait grâces, et quand Il la lui refusait, il rendait grâces aussi et exhortait ces malheureux à rester dans l'espérance.

Un jour, pendant sa prière, Saint Antoine fut ravi en esprit et élevé corporellement dans les airs par les Anges qui éloignèrent de lui la horde de démons qui voulaient examiner impudemment sa conduite depuis sa naissance. Son visage dégageait un tel éclat de pureté et tous les mouvements de son corps révélaient si bien l'état impassible de son âme, qu'il répandait autour de lui comme un orbe de paix, de joie et de douceur. Sans qu'il ait besoin de se faire connaître, tous ceux qui le voyaient étaient irrésistiblement attirés vers lui. Il pouvait lire dans leur coeur comme à livre ouvert et, tel un habile médecin, il leur donnait toujours le remède approprié. C'est ainsi que toute l'Egypte le tenait pour son père et son médecin, les personnes les plus haut placées venaient jusqu'à son lointain désert pour s'entretenir avec lui ou seulement pour recevoir sa bénédiction, et l'empereur Constantin le Grand lui-même échangea avec l'humble moine une correspondance.

Détaché de tous ces honneurs et l'intelligence sans cesse tournée vers la présence de Dieu en lui, Antoine avait été pourtant instruit par Dieu, comme par surcroît, de toute la science nécessaire à confondre la sagesse de ce monde.   Des philosophes païens, enflés d'orgueil par leur prétendue science, vinrent avec mépris rendre visite à cet illettré dont toute l'Egypte parlait.   En peu de mots l'Homme-de-Dieu confondit leur assurance.   Il leur montra comment la sagesse de ce monde a été rendue folle par la folie de la Croix leur démontra l'insanité de leurs mythes qui abaissent Dieu à la ressemblance d'animaux ou d'objets fabriqués, alors que la doctrine du Christ élève l'homme à la communion avec la nature divine, et leur fit reconnaître que ce que les Chrétiens connaissent par la foi et la puissance de l'expérience vécue, eux essayent vainement de l'atteindre par les discours et les raisonnements. Il scella enfin sa victoire en délivrant des possédés par la puissance du Christ et congédia ses visiteurs tout penauds.


Saint Antoine avait un grand respect pour les Clercs et les responsables de l'Eglise. Il était certes étranger à toute affaire ecclésiastique, mais il n'en soutenait pas moins vigoureusement la Foi Orthodoxe, gravement en péril en ces temps de troubles.  Comme les ariens d'Alexandrie avaient répandu la rumeur selon laquelle l'illustre ermite partageait leur doctrine insensée, le Saint n'hésita pas à sortir de sa retraite et à se rendre dans la bruyante capitale pour proclamer clairement, devant toute la population accourue pour parvenir le voir, sa foi en la divinité du Fils et Verbe de Dieu, son adhésion inébranlable à la doctrine du Concile de Nicée et pour affirmer son soutien de Saint Athanase.

Quand il parvint à l'âge de 105 ans, il partit, selon sa coutume, rendre visite aux moines installés dans la montagne plus avancée et leur annonça avec joie que Dieu allait bientôt le rappeler vers sa véritable patrie.   Il les exhorta à persévérer tous les jours dans les travaux de l'ascèse, comme si la mort, était toute proche, à imiter l'exemple des Saints, et à préserver avec soin la Tradition des Pères inspirés de Dieu en évitant toute relation avec les hérétiques; puis il se retira dans le désert profond, servi par deux disciples: Macaire (commemoré le 19 janvier) et Amathe. Au moment de mourir, il leur recommanda de ne pas transporter son corps en Egypte, de peur qu'il ne fût embaumé, conformément aux coutumes païennes encore en vigueur, et leur ordonna de l'enterrer dans un endroit inconnu de tous. Il légua une partie de ses vêtements aux deux grands confesseurs de l'orthodoxie: Saint Athanase et Saint Sérapion de Thmuis (commemoré le au 21 mars), et sa tunique de poils à ses deux plus proches disciples, pour que ceux-ci, en portant ces vêtements, soient couverts de sa protection invisible. Puis il étendit les pieds et, le visage comblé de joie, comme si des amis venaient à sa rencontre, il remit paisiblement son âme à Dieu.   C'était le 17 janvier 356. La réputation du Père des moines s'étendit aux extrémités de toute la terre et, depuis des siècles, sa biographie, écrite avec amour par Saint Athanase d'Alexandrie, offre aux âmes éprises de Dieu un parfait modèle de la voie à suivre pour parvenir à la perfection de la vie chrétienne.

Le corps de Saint Antoine fut découvert à la suite d'une révélation, en 561, et transféré à Alexandrie. Vers 635, sous la menace de l'invasion arabe, il fut transporté à Constantinople et, vers 1050, selon le témoignage de la tradition occidentale, un seigneur du Dauphiné apporta une partie de ses Reliques en France (Saint-Antoine en Dauphiné), où elles devinrent l'objet d'un célèbre pèlerinage.



 

Lettre et prière de Saint Antoine le Grand - Véritable enseignement spirituel pour tous !

Frères très chers et honorés, Antoine vous salue dans le Seigneur.


Nous le savons, Dieu n'a pas rendu visite à ses créatures qu'une seule fois. Depuis les origines du monde, ceux qui ont trouvé dans la Loi de l'Alliance le chemin de leur Créateur ont tous été accompagnés de sa bonté, de sa grâce et de son Esprit. Quant aux êtres spirituels dont cette Loi causa la mort, celle de leur âme comme celle des sens de leur cœur, ils sont devenus incapables d'exercer leur intelligence selon l'état de la création originelle et, entièrement privés de raison, ils ont été asservis à la créature au lieu de servir le Créateur.


Mais, en sa grande bonté, Dieu nous a rendu visite par la Loi de l'Alliance. Notre nature, en effet, demeurait immortelle. Et ceux qui ont reçu la grâce et que la Loi de l'Alliance a fortifiés, ceux que l'enseignement de l'Esprit Saint a éclairés et qui ont été gratifiés de l'esprit de filiation, ceux-là ont pu adorer leur Créateur comme il se doit. C'est d'eux que l'apôtre Paul a dit : S'ils n'ont pas pleinement bénéficié de la promesse qui leur fut faite, c'est à cause de nous (Heb. 11, 13.39).


Dans son amour inlassable, le Créateur de toutes choses désirait cependant nous rendre visite dans nos maladies et notre dissipation : il suscita Moïse le législateur, qui nous donna la Loi écrite et jeta , les fondements de la Maison de vérité, l'église catholique. C'est elle qui a fait l'union de tous, selon le dessein divin de nous ramener à notre condition première.


Moïse en entreprit la construction, mais ne l'acheva pas; il la laissa et s'en fut. Vint l'assemblée des Prophètes suscités par l'Esprit de Dieu. Eux aussi poursuivirent la construction sur les fondements de Moïse sans pouvoir l'achever. Ils la laissèrent ainsi et s'en furent. Chacun, revêtu de l'Esprit, constata que la plaie était incurable et que nulle créature ne pouvait la guérir, si ce n'est le Fils Unique, empreinte fidèle du Père, image de celui qui créa à cette image les êtres doués d'intelligence. Lui, le Sauveur, est un médecin avisé ; eux le savaient. Ils se réunirent donc et présentèrent à Dieu, pour les membres de cette famille dont nous faisons partie, une prière unanime : N'y a-t-il pas de baume en Galaad ? N'y a-t-il pas de médecin ? Pourquoi l'un d'entre eux ne monte-t-il pas guérir la fille de mon peuple ? (Jer. 8, 22). Nous lui avons, quant à nous, donné nos soins; elle n'a pas guéri. Laissons-la et partons d'ici (Jer. 51,9).


Alors Dieu, débordant d'amour, vint a nous en disant par la voix de ses saints : Fils de l'homme, prépare-toi tout ce qu'il faut pour une captivité (Ez. 12, 3). Et lui, l'Image de Dieu (2 Co. 4, 4), n'eut pas la pensée de ravir le rang qui l'égalerait à Dieu; au contraire il s'humilia et, revêtant 1'image du serviteur, il se fit obéissant jusqu'à la mort et la mort de la croix. Aussi Dieu lui a—t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, de sorte qu'à ce Nom de Jésus-Christ tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue désormais confesse que Jésus-Christ est le Seigneur pour la gloire de Dieu le Père (Phil. 2, 6-11). A présent, frères très chers, elle s'est réalisée parmi vous cette parole : Pour nous sauver, la tendresse du Père n'a pas épargné le Fils Unique, mais l'a livré pour notre salut à cause de nos péchés (Rom. 8, 32). Nos iniquités furent ses humiliations, et ses plaies, notre guérison (Is. 53, 5). Son Verbe tout-puissant nous a rassemblés de tous les pays, d'un bout à l'autre de la terre et de l'univers, ressuscitant nos âmes, pardonnant nos péchés, nous enseignant que nous sommes membres les uns des autres.


Je vous en supplie, mes frères, par le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, pénétrez-vous bien de cette merveilleuse économie du salut : II s'est fait semblable à nous en tout, hormis le péché (Heb. 4, 15). Tout être doué d'intelligence spirituelle - celui-là pour qui est venu le Seigneur - doit prendre conscience de sa nature propre, c'est-à-dire qu'il lui faut se connaître lui-même et opérer le discernement du mal et du bien, s'il veut trouver la libération lors de l'Avènement du Seigneur. Ceux-là portent déjà le nom de serviteurs de Dieu, qui ont obtenu leur libération par cette économie du salut. Mais le terme suprême n'est pas là. Ce n'est que la justice de l'heure présente, ce n'est que le chemin vers l'adoption filiale.


Jésus, notre Sauveur, sachant bien qu'ils avaient reçu l'Esprit de filiation et qu'ils le connaissaient grâce à l'enseignement de l'Esprit Saint, leur disait : Je ne vous appellerai plus serviteurs, mais frères et amis, car tout ce que m'a enseigné le Père, je vous en fait part et vous l'ai enseigné (Jn. 15, 15). Leur esprit s'enhardit - ils se connaissaient désormais avec leur nature spirituelle - et ils s'écrièrent : Jusqu'ici nous te connaissions dans ton corps, mais maintenant ce n'est plus ainsi (2 Co. 5, 16). Ils reçurent l'Esprit qui fit d'eux des fils adoptifs et proclamèrent : L'Esprit que nous avons reçu, ce n'est plus un esprit qui rend esclave et ramène à la terre, mais un Esprit qui fait de nous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père ! (Rom. 8, 15). Seigneur, nous le savons à présent, tu nous as donné d'être fils et héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ (Rom. 8, 17).    Mais sachez bien ceci, frères très chers : Celui qui aura négligé son progrès spirituel et n'aura pas consacré toutes ses forces à cet ouvrage, celui-là doit bien savoir que l'Avènement du Seigneur sera pour lui le jour de sa condamnation. Le Seigneur est pour les uns une odeur qui de la mort conduit à la mort, pour les autres une odeur qui de la vie conduit à la vie (2 Co. 2, 16). S'il est là, c'est pour la ruine et la résurrection d'un grand nombre en Israël, et pour être un signe de contradiction (Lc. 2, 34).


Je vous en supplie, bien-aimés, par le Nom de Jésus-Christ, ne négligez pas l'œuvre de votre salut. Que chacun d'entre vous déchire non pas son vêtement, mais son cœur (Joël, 2, 13). Que ce ne soit pas en vain que nous portions ce vêtement extérieur, nous préparant ainsi une condamnation. En vérité, le temps est proche où paraîtront au grand jour les œuvres de chacun.  Il faudrait revenir sur bien d'autres points de détail, mais il est écrit : Donne un peu au sage, et il en deviendra plus sage encore (Prov. 9, 9). Je vous salue tous dans le Seigneur, du plus petit au plus grand (Ac. 8, 10). Et que le Dieu de paix soit, frères très chers, votre gardien à tous. Amen.

 



 

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Last Update: 24-10-2011

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