Vendredi 17 avril 2009
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1ère partie: Vivre sous le regard de Dieu - Se préparer à la Confession.
Accueillir le don de la prière, devenir une âme de
prière, va de pair avec la décision de vouloir conformer sa vie à la volonté de Dieu. Bref, mener avec énergie le combat contre le péché: être résolu de ne pas offenser Dieu par un
péché grave, d'éviter de plus en plus les péchés véniels délibérés, et même combattre kes imperfections.
Donc, vouloir suivre les principes et conseils évangéliques selon notre état de vie. Cela suppose de se connaître et de connaître la volonté de Dieu. De là vient le désir
d'avoir à sa disposition pour son exemen de conscience, des catalogues, des listes de péchés.
Education de la conscience
Nous sommes tous un peu comme le légiste de l'Evangile qui demande à Jésus: "Qui est mon prochain?", désirant une liste de quelques personnes à aimer et ainsi être en "règle" avec Dieu.
Mais Jésus n'entre pas dans cette conception et il ouvre un horizon à la conscience de cet homme pour des choix personnels et libres, racontant la parabole du Bon Samaritain (Lc 10,
29-37). De même, pour la morale conjugale, nous voudrions une liste de ce qui est permis et défendu, mais l'Ecriture nous dit: "Que chacun sache vivre avec sa femme dans la sainteté et
l'honneur" (1Thes. 4,4). C'est un appel à grandir ensemble, loin de toute casuistique etc. ...
L'Ecriture donne des critères, des orientations qui permettent à la conscience de se diriger dans toutes les situations selon la volonté de Dieu, dans une décision libre et personnelle.
Notre liberté est interpellée pour chercher dans la prière, la lecture de la Parole de Dieu, la réflexion de ce que Dieu attend de moi dans telle ou telle situation. Le croyant se
laisse conduire par l'Esprit Saint à la lumière de l'Ecriture, comme nous le dit Saint Paul: "Que le Seigneur daigne vous donner un esprit de sagesse et de révélation. Puisse t'Il
illuminer les yeux de votre coeur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel" (Eph. 1, 17-18). Et le décalogue, objectera t'on ? Il est plus une
orientation abordant dix grands aspects de la vie de relation de l'homme à Dieu et aux autres, qu'un catalogue qu'il suffirait de parcourir pour voir si on est en "règle" avec Dieu.
Insuffisance des catalogues de péchés.
Le Décalogue (Exode: 20, 1-18) est Parole de Dieu, donc normatif pour nous. Et Jésus y insiste, disant qu'il n'est pas venu abolir la Loi ancienne, mais la compléter (Mt. 5,
17). C'est un shéma utile et nécessaire que Dieu nous donne, mais qu'il faut toujours compléter par le reste de la Bible. À titre d'exemple, imaginons un chrétien bon
pratiquant et homme serviable, faisant son examen de conscience uniquement d'après les Dix Commandements:
1er Commandement, rien (je prie tous les jours) ; 3ème ; rien (je vais à la Messe tous les dimanches) ; 5ème, rien (je n'ai pas tué, je n'ai de haine contre personne) ; 6ème, rien (je suis fidèle à
ma femme) etc. ... Ce chrétien n'a donc rien à se reprocher, il serait donc sans péché !!!
Or l'Ecriture affirme le contraire, disant que le juste, c'est-à-dire le saint, le parfait pèche sept fois par jour (Pr. 24, 16). Faire son exemen de conscience ne consiste pas à
parcourir des listes, des catalogues de péchés, aussi détaillés soient-ils, pour chercher artificiellement les péchés qu'on aurait pu commettre, mais se mettre devant Dieu dans la prière et à la
lumière de la Parole de Dieu pour découvrir nos nombreux refus aux appels d'aimer Dieu. Mais comment aider les chrétiens pour arriver à une telle attitude de foi ?
C'est un problème. Et le prêtre, éducateur de la conscience par le Sacrement de la Réconciliation (confession), se trouve devant un dilemme.
De tout son¨être, il hésite de proposer un examen de conscience-catalogue qui risque d'aboutir à une confession formaliste (on récite une liste de péché comme on récite une leçon !) et en même
temps il se rend compte que beaucoup de chrétiens ne savent pas se confesser, ne voient pas leurs péchés et de bonne foi, affirme: "Pourquoi aller me confesser, je ne sais que dire" !
Et s'ils vont se confesser, ils se rendent bien compte que leur aveu frôle quelquefois l'infantilisme. Conscient de cette difficulté, de ce dilemme, risquons, non un catalogue, mais des
suggestions, d'abord aux enfants pour leur apprendre à se confesser, puis aider les adultes pour une démarche de foi.
Mais ne l'oublions pas, ce n'est pas un moyen, visant à prendre conscience de nos vrais péchés et qui sont nombreux, pour arriver progressivement, en abandonnant tout shéma, à une confession
personnelle. Comme nos empreintes digitales nous distinguent des autres, ainsi nos confessions doivent porter la marque de notre personnalité profonde qui nous distingue radicalement de
tous les autres. Je suis unique et unique est ma façon de faire mon aveu à Dieu, représenté par le prêtre.
Essai d'examen de conscience - Un regard sur moi
Tous les hommes sont pécheurs. L'Écriture nous l'enseigne avec vigueur, affirmant: "Si nous disons ; Nous n'avons pas de péché, nous nous abusons et la vérité n'est pas en nous" (1 Jn.
1,8). Le péché est une désobéissance à Dieu, une infidélité à son amour prévenant. Il est en même temps une atteinte aux liens fraternels avec les autres et une destruction
de son être personnel. Bref, le péché touche Dieu, les autres et nous-même. Sous trois aspects, le pécheur se sépare de la source de vie, et s'il meurt en état de péché
grave, il sera éternellement coupé de Dieu, des autres et de lui-même. C'est ce que nous appelons l'Enfer.
Le péché grave, appelé péché mortel par la Bible est un refus conscient et volontaire d'obéir à un ordre grave de Dieu et il entraîne la perte de l'état de grâce, de la vie divine reçue au
Baptême. Le péché véniel est un refus conscient et volontaire d'un ordre moins important de Dieu (on ne perd pas l'état de grâce). Il affaiblit la ferveur de notre vie
chrétienne et ouvre la porte au péché grave. Pour obtenir le pardon du péché grave, la confession est exigée ; les péchés véniels et les imperfections, l'Eglise nous invite à les
confesser.
Recourir au Sacrement de la Réconciliation c'est célébrer en Eglise le pardon que Dieu m'accorde et cela suppose trois conditions: le regret sincère de ses péchés, un aveu franc et le ferme
propos. Ainsi, aller se confesser pour être en règle avec Dieu, n'accuser que les choses en "gros", de façon vague pour soulager sa conscience, répéter sa petite liste habituelle et
toujours la même, sans chercher à découvrir ses vrais manquements, ne serait pas prendre au sérieux le Sacrement du Pardon. Ne pas préciser l'effort que je veux entreprendre pour me
convertir, pour ressembler d'avantage à Jésus, serait oublier que Jésus Christ veut ma conversion, ma sainteté. D'où l'importance d'un bon examen de conscience, préparé dans la
prière.
Un regard sur Dieu
- Je me tourne vers le Seigneur pour demander la lumière de l'Esprit Saint qui m'aidera à changer de mentalité et à prendre les manières de penser et d'agir de Jésus-Christ. La
meilleure manière de faire mon examen de conscience est de lire lentement une page de la Sainte Ecriture, surtout les Evangiles.
- Eclairé par l'Esprit Saint et la Parole de Dieu, je peux porter un jugement vrai sur moi, pour vérifier si mes manières de penser et d'agir sont conformes à celles de Jésus-Christ.
- Ainsi par le regret de mes péchés, par mon désir de conversion dans l'Eglise, je renouvelle mon passage du péché à la sainteté, je renouvelle mon Passage, "ma Pâque", inaugurée le jour de
mon Baptême.
Une démarche vers Dieu
- Je me rends auprès du prêtre, représentant de Dieu, de préférence en un endroit permettant le dialogue (la confession doit être un dialogue entre le pénitent et le prêtre, médecin des âmes)
ou à défaut au confessionnal qui est une solution de second ordre, le dialogue y étant difficilement pratiquable. Ce qui ne veut pas dire que le confessionnal dans une église est à
proscrire. Pas du tout. Il offre l'anonymat si vous le préferez, à un dialogue directe, face-à-face, et est parfaitement valide du point de vue du Sacrement.
- Le prêtre et le pénitent s'accueillent mutuellement. Le pénitent dit: "Père, bénissez-moi, parce que j'ai péché".
Alors le prêtre me bénit et avec lui je fais le signe de la croix, puis il prie sur moi, disant par exemple: "Que Dieu vous donne sa lumière pour confesser vos péchés et qu'il vous fasse
miséricorde dans sa grande bonté". Ensuite, je dis de quand date ma dernière confession.
- Si le pénitent n'a pas encore lu la Parole de Dieu, il peut lire un passage de la Sainte Ecriture, avec le prêtre ou relire le passage médité pour l'exemen de conscience, comme le suggère le
nouveau rituel de 1973 pour la célébration du Sacrement de la Réconciliation.
- Le pénitent peut alors commencer par la prière du "Confiteor", le "Je confesse à Dieu Tout Puissant...". Ensuite, il fait l'aveu de ses fautes, en se souvenant, comme le rappelle le
Rituel, qu'il s'agit de confesser l'amour de Dieu en même temps que ses péchés. J'avoue mes péchés en proclamant dans la foi que je suis sûr du pardon de Dieu et cela me remplit de joie
à l'avance. Aller se confesser n'est pas une corvée, c'est une fête, une célébration joyeuse !
Dieu est Amour (1Jn 4,16) - Est-ce que j'aime vraiment Dieu ?
Quand on aime quelqu'un, on désire le connaître :
- Négliger les moyens usuels pour mieux connaître Dieu et Jésus: lecture régulière de la Parole de Dieu, de livres et mazines chrétiens, récollection, retraite spirituelle, pèlerinage ...
- Être sourd à la grâce de Dieu ; mépriser les grâces de Dieu.
- Ne pas chercher à connaître le plan d'amour de Dieu sur moi en vue de réaliser ma vocation personnelle et irremplaçable.
- Ne pas avoir le souci de mon progrès spirituel ; être trop matérialiste.
- Ne pas consulter Dieu dans la prière, avant une décision importante.
- Ne pas accepter toutes les vérités de la foi chrétienne ou y introduire des croyances ésotériques, ccomme la réincarnation....
Quand on aime quelqu'un, on désire le rencontrer
- Ne pas prier quotidiennement, au moins le matin et le soir, pour dire son amour à Dieu.
- Ne pas prier tous les jours le Saint Esprit, l'âme de la vie et du progrès spirituels ; être sourds aux motions du Saint Esprit.
- Ne pas faire l'effort pour dépasser la prière des lèvres et atteindre la prière du coeur ; ne pas lutter contre les distractions volontaires.
- Ne pas s'imposer tous les jours un moment de silence, de recueillement pour méditer, faire oraison.
- Être avare pour donner du temps à Dieu.
- Prier uniquement quand je suis dans le besoin et pour demander des grâces ; oublier la prière d'adoration, d'action de grâce, de louange, de remerciement.
- Ne pas prier avant et après le repas pour la nourriture qui vient de Dieu.
- Ne pas penser à Dieu durant la journée par de courtes prières ; ne pas désirer arriver à la prière continuelle, demandée par Jésus. Ayant atteint un certain degré de vie
spirituelle, s'estimer satisfait et ne pas s'efforcer d' aller plus loin (orgueil spirituel).
- Ne pas aller à la Sainte Messe du dimanche (paresse, fausses excuses...).
- Ne pas recevoir régulièrement (1 fois par mois) le Sacrement de la Réconciliation (Confession).
- Cacher volontairement une faute grave dans le Sacrement de la Réconciliation (Confession)
- Rarement faire visite au Saint Sacrement à l'église.
- Ne pas prier pour les grands besoins du monde (paix, justice...) ; et les grandes causes de l'Eglise (unité des chrétiens, expansion de l'Evangile, conversion des pécheurs...) ; ne pas prier pour
les défunts.
- Ne pas prier son Ange Gardien.
Quand on aime quelqu'un, on lui fait confiance
- Manquer de confiance en Dieu et recourir aux pratiques superstitieuses: horoscope, astrologie ; voyance, spiristisme, occultisme, invocation des esprits... (voir aussi sur ce sujet,
notre série d'articles sur ce site: "Satan, le Mal et nous").
- Douter de la bonté de Dieu et blasphémer en disant que si Dieu était juste et bon, il ne permettrait pas ce décès, cet accident, cette maladie, les catastrophes, les crises économiques etc
etc....
- Murmurer contre Dieu lors d'une épreuve ou continuellement se plaindre et accuser Dieu.
- Se laisser aller au découragement, aux idées noires, au désir de suicide.
- Vivre et réagir selon l'esprit du Monde et non selon l'esprit de l'Evangile.
- Ne pas éviter les occasions prochaines du péché ; ne pas prier au moment des tentations.
Quand on aime quelqu'un, on le respecte
- Ne pas avoir le respect des choses saintes ; ne pas se tenir correctement dans l'église.
- Signe de croix escamotée, génuflexion mal faite.
- Prononcer des jurons, des malédictions, des imprécations.
- Faire faux serment ; ne pas tenir un voeu, une promesse importante.
- Ne pas avoir le courage de défendre Dieu quand autour de moi Il est attaqué.
- Avoir honte de se montrer chrétien.
- Aller communier sans être en état de grâce (sacrilège) ; aller communier par routine.
- Ne pas prendre le temps pour dire merci au Seigneur après la communion (action de grâce), soit à l'église, soit à la maison.
- Ne pas jeûner, ne pas faire pénitence (surtout le vendredi)
- Ne pas assez aimer Dieu et ne pas être assez attentif à ses appels, aux inspirations de l'Esprit Saint.
- Ne pas faire du dimanche un jour saint, différent des autres, consacré à la prière, au repos, au dialogue, au recueillement ; travailler le dimanche sans nécessité (construire sa maison par ex.)
ne pas lire des livres spirituels, ne pas consacrer du temps à la famille.
Fin de la première partie
Poursuivez la suite de cet examen de conscience en deuxième partie:
"L'homme est image de Dieu" (Gn.1, 27)
Est-ce que j'aime le prochain comme moi-même ?
C.A.J.M.C.O. 2009
JMCO International ONG
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