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Association Fraternité et Communauté Catholique
Internationale
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Le
génome représente l’ensemble du message génétique nécessaire au développement et à la vie de chacun d’entre nous. Il est composé de milliers de gènes (35000 à 40000 selon les
estimations actuelles) répartis sur les chromosomes (23 paires de chromosomes pour l’espèce humaine, dont une paire de chromosome sexuels : XX pour les femmes, XY pour les
hommes). Un chromosome porte donc de quelques centaines à quelques milliers de gènes. Une maladie génétique atteint le génome. Elle peut affecter un seul gène
ou plusieurs. Une maladie chromosomique touche un chromosome, entièrement ou partiellement elle
affecte donc un grand nombre de gènes, qui sont soit trop exprimés (trisomie), soit insuffisamment exprimés (monosomie). Les symptômes résultent de ce déséquilibre génique.
N’importe lequel des 23 chromosomes peut être touché, mais certaines anomalies chromosomiques, touchant un grand nombre de gènes, ne sont pas viables. Les progrès des techniques
génétiques ont permis de mettre en évidence des microdélétions de certains chromosomes qui sont à l’origine de syndromes spécifiques. Une maladie monogénique est une anomalie d’un seul gène. Elle peut résulter
d’une mutation sporadique chez le sujet atteint, ou être héritée d’un ou des deux parents. Les conséquences d’une maladie génétique sont extrêmement variables, en particulier dans
leur gravité. Certaines entraînent un handicap mental, d’autres non. Le déficit intellectuel lui même peut être isolé, ou accompagné d’autres troubles, physiques ou du
comportement, comme des troubles évoquant l’autisme. Trisomie 21: La plus fréquente des maladies génétiques actuellement diagnostiquée entraînant un handicap mental est la trisomie 21
(1/750 naissance), qui résulte de la présence de trois chromosomes 21 au lieu de deux dans les cellules de la personne atteinte. On parle de
trisomie 21 libre par opposition à trisomie 21 par translocation (lorsque le chromosome 21 supplémentaire est « collé » sur un autre chromosome), et de
trisomie 21 homogène (présente dans toutes les cellules examinées) par opposition à trisomie 21 en mosaïque (présente seulement dans une proportion variable des cellules examinées).
Il s’agit dans la majorité des cas d’un accident non héréditaire dont la cause exacte n’est pas encore connue. Dans un petit pourcentage de cas, il existe un facteur de risque
familial (translocation d’un chromosome 21 sur un autre chromosome par exemple). Chaque personne trisomique 21 est d’abord elle-même, unique, avec sa manière unique de supporter
cet excès de gènes. L’expression de la maladie entraîne des signes communs, mais avec une
grande variabilité d’une personne à l’autre. La conséquence la plus marquante est le déficit mental, variable touchant les capacités d’abstraction, associé à des signes
physiques évocateurs. Il peut s’y ajouter des complications congénitales (malformations cardiaques, digestives,…), ou survenant au cours de la vie (endocriniennes, orthopédiques,
visuelles, auditives,…). La plupart de ces complications peuvent être soignées, et doivent donc
être dépistées pour offrir aux personnes trisomiques 21 la meilleure qualité de vie possible, puisque leur espérance de vie tend à rejoindre celle de la population générale. Un suivi médical spécialisé est donc bénéfique. De la même façon, une prise en charge stimulante (kinésithérapie, orthophonie,
psychomotricité), permet à chaque enfant de développer au mieux ses capacités, de bénéficier d’une scolarité adaptée, et d’acquérir la plus grande
autonomie possible. « Certes, il
faut leur fournir un environnement protégé, un travail à leur mesure, et toujours une affection sans bornes. Mais nous en sommes tous là » (Pr J. Lejeune). Si la médecine sait soigner les
complications, et si les rééducations sont une grande aide, la science n’a pas encore trouvé le moyen de les guérir. Néanmoins, des avancées importantes sur la connaissance du
chromosome 21 ont été réalisées ces dernières années, et suscitent des espoirs raisonnables d’améliorer leur condition. Autres maladies chromosomiques entraînant un retard mental.
Les autres maladies chromosomiques sont beaucoup plus rares que la trisomie 21. Les plus connues sont :
La monosomie 4 p: (syndrome de Wolf-Hirschhorn) est
due à une délétion parfois très petite du bras court du chromosome 4 dont la fréquence est estimée à 1/50 000 naissance.
La monosomie 5 p: (maladie du « cri du chat ») a la même fréquence, et est due à une délétion du bras court du chromosome 5. La dénomination de cette maladie est liée au fait que les
nourrissons ayant cette maladie ont un cri ressemblant à celui d’un petit chat, à cause d’un larynx étroit.
Trisomie 8: Elle est souvent sous la forme d’une
mosaïque, et s’accompagne d’anomalies osseuses.
Trisomie 9p: Trisomie pour le
bras court du chromosome 9.
Trisomie 13 , trisomie 18 : Elles entraînent toutes deux des
malformations associées importantes, elle rendent le pronostic vital très précaire. Il existe beaucoup d’autres anomalies chromosomiques, chacune entraînant des symptômes spécifiques,
et nécessitant un suivi spécialisé et une prise en charge adaptée. On peut mettre à part les anomalies de
nombre des chromosomes sexuels (syndrome de Turner, Syndrome de Klinefelter), dont les conséquences portent surtout sur la fécondité et la taille.
Syndromes microdélétionels
Parmi les syndromes dus à des microdélétions chromosomiques, on peut citer : Le
syndrome de Williams, due à une microdélétion du bras long du chromosome 7. Une association "Autour des Williams" s'est créée afin de
:
Pour en savoir plus : www.bloc-note.org
Le syndrome de Langer-Giedon : microdélétion du bras long du chromosome
8. Le syndrome de Willi Prader , syndrome d’Angelman: ces
syndromes, très différents cliniquement peuvent être dus à une microdélétion du chromosome 15. Le syndrome de Smith-Magenis, et le syndrome de Miller-Dicker sont dus
à des microdélétion situées sur le chromosome 17. Le syndrome de Di George : il est lié à une microdélétion du chromosome 22. Maladies monogéniques entraînant un
handicap mental. De même que pour les maladies chromosomiques, il existe un grand nombre de maladies monogéniques, chacune étant la plupart du temps très rare.
La plus fréquente est le syndrome de l’X fragile, qui est la cause la plus fréquente de retard mental
héréditaire. Le nom de cette maladie provient de l’observation au microscope d’une fragilité du chromosome X dans certaines conditions. Elle est due à une mutation du gène FMR1,
situé sur le chromosome X, et touche donc les hommes et les femmes selon une fréquence et une intensité différente. Le diagnostic est réalisé par un laboratoire de génétique,
et doit être accompagné d’un conseil génétique, très important pour les autres membres de la famille. Comme pour la trisomie 21, il s’agit d’une maladie bien connue maintenant, et les personnes atteintes doivent bénéficier d’un suivi médical et
d’une prise en charge (orthophonie, psychomotricité,..) leur permettant de développer au mieux toutes leur capacités. Le traitement
curatif reste encore à trouver, mais l’expérience des médecins, des parents et des éducateurs a permis de bien améliorer la prise en charge quotidienne de ces patients. Enfin, il existe encore un fort pourcentage de patients présentant un retard mental
inexpliqué, isolé ou associé à d’autres symptômes, sporadique ou familial. Les nouvelles techniques de génétique et la découverte de nouveaux gènes permettent de poser un diagnostic
pour un certain nombre de patients adultes, qui sont ainsi pris en charge de façon plus spécifique.
Last Update 22/10/2011
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